mardi, octobre 10, 2006

Mes ciels de banlieue

Mes ciels de banlieue
Mes ciels en enfance
Mes rêves de jeunesse
Mon train de banlieue
L’avion dans le silence du dimanche soir
Ciel rouge et froid
Odeur de feu de bois
Ma vie de voyage
Des envies
D’autres rivages
Et ce sentiment nostalgique
D’une enfance qui n’est plus
D’un passé qui se dissout
Et ce détache de ce que je suis
Les années qui filent
A la vitesse de mon train
Loin de mon ciel de banlieue
Au nouvel amour
Au nouveau pays
Aux nouveaux rivages
Au sentiment fugace
De vivre sans attaches
Et aux lendemains sans soleil
Qui effraient mes nuits
A la douceur de nos jours
Si loin de mon ciel de banlieue.

dimanche, septembre 17, 2006

Septembre

Je grave aujourd'hui ton nom dans l'écorce de mes vieux jours
Pour qu'il réchauffe à jamais la froideur de la nuit
Pour que mes solitudes et mes tourments soient plus doux
Pour que nos souvenirs illuminent de joie ton future glorieux

lundi, août 21, 2006

Le mannequin


Le mannequin
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dimanche, août 20, 2006

Comfort me

Comfort me
With me no suffocating me

I want to caress you from top to toe
I want to hold your penis with both hands
And feel you're hard
I want to dance with you
Cherishing you as a golden idol

I would like to tell you the words I cannot say
I would like to be able to listen properly
And let you talk freely
And feel you closer spiritually

Please
Comfort me
With me no suffocating me
Oh
Comfort me

mercredi, juin 28, 2006

Sur le fil


No comment
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Le fil d’Ariane


No comment 2
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mardi, juin 27, 2006

Le fil d’Ariane

Tard
Un peu trop d’ailleurs
Tendue,
Un peu trop d’ailleurs
Envie d’ailleurs
Un peu quelque part
Se sentir au loin
Si près pourtant
Un peu trop d’ailleurs
L’émotion
Profonde
Le corps
En lambeau
La nervosité
à fleur de cœur
Les mots qui refluent
Le désir
Un peu trop

Et être heureuse sans toi je ne peux pas
Et malheureuse avec toi je peux

La tension
En mon sein
Due à tout
Et à rien
Tu démanges
Tu grattes
A ma porte
Le stress
Ajoute
A cette atmosphère
De printemps
Un goût de déjà vu
Un peu trop d’ailleurs
De trop attendu
De si peu donné
De trop peu rendu
Ta main et la mienne
Ne s’effleurent plus
Et rendent tout inutile
Ce déjà vu écœure
Et saoule la nuit
De peurs enfantines
De maux entendus
Le corps aux aguets
L’illusion futile
D’avoir trop essayé
Ou de te pouvoir te retrouver.
Je coupe le fil d’Ariane
Et vais te coucher.

« Ariane, ma sœur, de quel amour blessée
Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée ! »
(Racine, Phèdre, I, 3)

jeudi, juin 15, 2006

L’absinthe du lendemain

Il n’y a pas d’autre issue
Que notre pourriture.
Il n’y a pas d’autre moyen
Que d’y mettre fin.
Plus rien qui ne nous relie
Plus rien de bien.
Tu décides d’être mauvais
Soit.
Je subis.
Je m’en vais.
(...)
Tu te détaches de mon corps,
Tu te fais du bien,
Tu papillonnes en cette autre
Au loin.
Tu respires tout son être
Son sexe
Reflue le sang
Glisse en ses mains.

Ma solitude ce soir
Est plus sombre
Qu’illusoire
Plus crue
Que triste
Plus aigue
Que triste
Plus sourde
Enfin
Que tous les maux
Que tous tes mots
Que tout ton être
Enfin.

Adieu
Ou à plus tard.
Soignons mes peines,
L’absinthe du lendemain
Et le rêve en poche,
Je change de chemin.

Le lendemain


Fast train
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vendredi, juin 09, 2006

All decomposes

C’était si doux ces moments avec toi à l’aéroport.
Devoir partir mais partager un dernier café dans un bar à l’aéroport.
Un matin trop tôt.
Toi serein (toujours), muet, raide. Une jambe croisée au dessus de l’autre. Fumant une cigarette. Je tire dessus. Te caresse les cheveux et t’embrasse dans le cou. Tu souris. Et m’embrasse sur la lèvre du bas. C’est rien. Et beaucoup. Un échange de yeux : je sais que je reviendrai. Et que tu seras là.

Et puis tout se putréfie. Tout pourrit. Rien n’est plus léger. Tout est de plus en plus odorant et sourd. Tout ces vas et viens. CONSTRUIRE ? Et tu ne me dis pas que tu ne ressens rien d’autre pour moi que du désir et de l’amusement. Tu n’es pas honnête. Tu ne dis rien. Et je prends ton silence pour des mots. Pour cet attachement lourd que je subis, moi, en mon sein. Alors que ce fugace sentiment qui t’habite ne durera jamais. Alors qu’il est fugace et léger comme un printemps hollandais.

Un autre moment.
C’est l’été. Celui ou nous marchons en direction du musée d’art de Bruxelles. Je me sens toi. Il y a cette harmonie qui se dégage de nous. Je forme un tout avec toi. Nous sommes entiers. Je serre ton bras et l’énergie que j’y impulse me revient en faisant le tour de nos corps. J’avance si proche de toi que je ne plus tomber, que je ne plus douter. Du moins en cet instant.

J’ai mal à la tête. Mal aussi d’y repenser. Ces deux derniers jours ont été complètement hantés par toi. Alors je t’ai appelé. Et on a parlé. Et cela n’a rien donné. (Pas très étonnant.) J’ai tout de même réussi à te faire dire que tu voulais me voir. Mais je sais que c’est inutile.

Je voyage ce soir. Le ciel bleu gris de ton pays natal éclaire mon bloc notes. Le jour tombe et ma tête est bien trop lourde. Plus que d’habitude. Il y a le gel du stylo qui brille lorsque je le dépose sur la feuille, à la lumière du ciel et des néons de la salle d’attente. La musique d’attente qui saoule. Le brouhaha des voyageurs berce le vide. Et Monsieur Propre passe avec un tout petit chariot. Deux couples autour de moi. Des sièges de couleurs pastelles écœurent le passager solitaire.
C’est l’Europe ! C’est l’Europe !
C’est le soir.
Et je suis cassée en 25. Comme mon age. Comme le nombre d’états qui composent l‘UE.

lundi, mai 15, 2006

Ces moments

Un bouquet

J'ai acheté un bouquet de fleurs
Je ne sais plus quand, pourquoi, pour qui
Je le porte dans la rue
Je sens le regard de l’Autre
Intrigué, amusé, attendri, envieux
Nostalgique
Observée comme un animal rare
Un relan de romantisme
Voir une femme sourire aux fleurs
Le bouquet
La senteur
Le bonheur
Le don


*******

Aéroport et gares

Dans ces lieux de mouvement
Oh mon voyage
Faire la queue
Attendre
Observer ces passagers inconnus
Qui comme moi attendent, espèrent, s’étonnent, s’impatientent
J’aime
J’adore
Je hais
Je ressens si fort
Ces moments de passagère
L’incroyable moyen de réaction

mercredi, mars 08, 2006

Sur le rail toujours


Sur le rail toujours
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Sur le rail


Sur le rail toujours
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Avec le gros marqueur vert

J’ai très envie d’écrie avec le gros marqueur vert.
Alors j’arrache la page de la méthode assimile de néerlandais.
« Mesdames et Messieurs … problème technique » , dit le Monsieur dans le microphone du Thalys.
Tant pis.
On attend.
Moi je cogite.
Je suis ivre de vie.
Ivre un peu de vin aussi.
Très envie d’écrire donc.
De la fille qui tapote sur son clavier devant moi. La musicienne high-tech se reflète dans les vitres et j’aime son profil.
De ce libanais qui racontait sa traversée de la frontière russe avec la mafia. « A pied » qu‘il dit. « C’est bien de passer par des choses dures pour arriver au mieux ». Philo de comptoir ? Mais où est le vrai ?
De ces trois hommes d’affaires qui se gaussent de leurs aventures de travail. Je me gausse un peu moins.
De la folie passagère.
Du roman néerlandais si noir qui narre la femme qu’on paie et la mère qu’il hait.
De ce cortège de gares que je photographie pour me rappeler.
Du sentiment.
De ces lumières de quai qui éblouissent mon œil de petite européenne en vadrouille.
De ce tout qui me plait.
De ce rien que je hais.
Du train grande vitesse qui sursaute dans la nuit.
Du Nord !
Du Nord plus encore !
Je suis au Nord donc je vis.
Je vis au nord donc je suis.

mercredi, janvier 11, 2006

Badaboum

J’ai un bouillonnement dans le cœur
Qui fait bam bim boum pam badaboum plouf
Une flamme qui me chauffe d’envie
Un rire nerveux
L’œil brillant de lubricité
La tête en feu
Et je cours à en perde la vie.

J’imagine la joie future
Je glisse juste un peu plus qu’hier
Surfant encore sur le délice du souvenir
Tentant d’éviter la nostalgie de nos jeux
De nos nous.

Car quand ressurgissent tes lèvres, ton tout
Je ne vois que mon rien
La misérable absence
Ce corps en attente
Moi la fillette impatiente
La nervosité qui gaspille mon corps
Et je cours encore plus vite.

Je souffle à demi-mot dans l’oreille d’un autre
Et déjà la flamme s’éteint dans ma nuit.

Demain
Sans tarder
Bientôt
Et moi
Toujours demain
Et toi
Tu n’es plus qu’hier
Et toi
Je me noie parfois dans l’hier.

mercredi, novembre 23, 2005

Dans l'ouragan

Dans cet ouragan permanent
La nébulosité
Le jour
Plein les rêves
Grisée par l'afflux
De sentiments contradictoires
De pensées volatiles
Et par l'artifice
L’éphémère du plaisir

Je me ranime
J'étouffe en plein bonheur
Sursaute
En pleurant à la vie

Quelque toboggan de la divagation
Quelques prisonniers d'une même solitude
Quelque joie dans l’égarement
Quelque chose enfin qui grise et déraille
S'enfuit dans la nuit de l'ailleurs
Se ternit d’un passé qui démange
Puis se dissout

Tout au fond
Le vide.

vendredi, octobre 28, 2005

celle la


celle la
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Ischia


Ischia la belle
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la fenetre


la fenetre
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le romain


le romain
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La souris

Je veux tout et rien
Rien et tout
Rien et toi
Rien et tout à la fois

Ton refus me renvoie à l'impuissance.
Je déteste les refus.
Le dégoût de moi par toi.

Reste alors l'envie d'oubli.
D’oublier
T'oublier
M'oublier
Te laisser aller
Me laisser aller
Te laisser t'en aller
Déglutir la petite souris
Qui me mange dedans.

dimanche, septembre 18, 2005

urban


urban
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urban


urban
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urban


urban
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vendredi, septembre 02, 2005

La ville et ses soupirs de plomb

La ville.
Ses soupirs de plomb.

En sursis
En sursaut
En suspension.

En apesanteur
A fleur de mots.

A Fleur de maux
Ces maux habiles
Qui habitent ton silence
Et noircissent
Le futur vaporeux
De nos liens.

A fleur de peau,
J’attends la chute
Et essaie de prévenir
le périlleux atterrissage.

Pas d’aigreur
Pas de bruit
Une seule larme
Dans cette nuit
De notre fin.

Je te dégoûte
Et le vis
Sans étonnement.

Aucun.

Avec moi
Pas de commun accord.
Je te laisse la place de choix,
Celle du bourreau.

jeudi, août 25, 2005

L'antinomie de notre nous

Sonate nocturne
Tes bras m'enssevelissent
Ballade taciturne
et je meurs en ton cri

Tu te meus en mon sein
Tes baisers
Réchauffent la nuit
Enroulent mon vide
M'illuminent de vie

Tu coules en moi
Tu m'entoures
Et m'enivres.

Je prononce ton nom
Comme celui d'une pierre rare.

Je souffre de dépendance profonde
ou plutôt
Je jouis de dépendance
Absurde
Passionnelle
Et éphémère.

Ce nouveau ancien sentiment
Cette récente désuète histoire
Ce sentiment de déjà vu
Cette excentrique nouveauté
Ce récit dépassé
C'est toute l'antinomie de notre nous.

Il glisse autour de moi
Avec mélancolie
Et repartira
Avec bruit,
Fracas
Et cris
Mais m'aura touchée de sa grâce.

samedi, juillet 16, 2005

Versatile

Papillons de lumières au ventre de la ville
Aux rivages éphémères que caressent mes pas
Courte escapade dans l'antre de ma capitale volatile.
Je vogue bientôt vers les rives de la contrée lointaine.
Seule en ce navire
Qu’est la vie,
Seule en mon navire
Qu’est ma vie.
Seule en mon engin,
J’ai peur
Mais j'en rie.
Seule en mon véhicule,
Malhabile,
Je déshabille l'ennui
(Paris, Place de Clichy, Février 2005)

Papillons de lumière au ventre de la ville

mercredi, juillet 13, 2005

Au vent

Aux doutes
aux vagues
au vent

A la pesanteur
de nos lents
mouvements

Aux doutes
aux vagues
au vent

A cette incroyable flamme
qui nous fait aller
de l'avant

A cet ame
qui virevolte
vers le merveilleux
l'incongru
l'affreux
lendemain

Vers le doute
le rien
le néant

C’est à nous
et a demain
c’est à tout cet être
et à notre chair
que je viens

C’est à moi
et à lui
aux autres
et a l’absolu
que je viens

Et au vent

mardi, juillet 12, 2005

Dans les bras de la capitale

Amorphe
Même pas triste
Même pas heureuse
Pas plus énervée
Pas moins déçue
Même pas belle
Même si moche
Pas en souffrance
Pas en soulagement
Rudement touchée par le manque
La pluie qui dégouline
Sur la ville de ce nouveau départ
La pluie qui illumine
Et pourrit tout à la fois
Le froid en plein juillet
Le vide en plein bonheur
Se réhabituer
S’acclimater
Pour mieux grandir.
GRANDIR!
VIEILLIR!
Et se sentir si petite
Pourtant
Si toute petite
Dans des grands bras
Les tiens ou ceux de Bruxelles.
(BXL, 12/07/05)

mardi, juillet 05, 2005

Grace


Grace
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Grace


Grace
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Du départ au retour

jeudi, juin 30, 2005

Le marin

Je change de pays
Comme il change de port
Mon coeur tambourine dans ma grosse poitrine
Il tend et retend sa petite main
Et mon corps
Fait le va et vient.
Je tourne, virevolte et sursaute de bonheur
En mon sein la grisante nostalgie du départ
Je tourne, virevolte et me retourne
Adieu mon amant
Je ne sais pas si je reviens !
Je suis le marin
Celui qui brise le coeur
Mais pas celui de l'autre :
Son propre cœur
A en perdre la tête !
Je suis le marin
Qui fuit le malheur
De rivage en parages
Je vogue au long – court.
Adieu
Le mirage
Mon ami
Je plonge
Vers le large
(Rome, 30/06/05)

mercredi, juin 22, 2005

nuit romaine


nuit romaine
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lundi, juin 20, 2005

the iron bridge


the iron bridge
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vendredi, juin 10, 2005

Sous le pont de fer (ou presque)

Il est 21 heures
Ou presque
Il fait encore jour
Ou presque nuit
Je suis seule
Ou presque
Me sens vide
Ou pleine
Me sens seule
Ou vide
Ou presque pleine
Ou enfin
Quelqu'un doit m'appeler
Ou peut-être
Nous
Seuls
Nous retrouver
Sous le pont de fer
Sentir envahir mon souffle
De celui d’un étranger
Ou presque
Pour mieux se réfléchir
Sous le pont de fer.
Pas de TV
Pas de livres
Ou presque
Juste cette petite flamme d’envie
Qui éclaire les murs nus de la vie romaine
Et cette foutue musique
Qui bourdonne.
Les paupières lourdes
Du jour trop vide de sens
Et cette foutue déception qui danse
Sur les murs de mon isolement.
J’expérimente
Ma résistance
Au néant
Ou presque rien
Ou presque tout
Ou peut-être.
(Rome, Juin 2005, à l'écoute de 'Still Ill', The Smiths)

jeudi, juin 02, 2005

Drop on the lemon

Wondering in the hills
With my sandals
Eating peanuts
Till I drop

The hills and the valleys
Hurt by mosquitos
Relieved by peas
Scratching the cat with the gorgeous eyes
And put his tail in my face

Puking in the Polish snow
Is better than pissing in the English wind

I’ll have another hand
To drink twice as much as a pole
And touch the breasts of the ancient Roman Goddess
While she sleeps close to my brother Tivoli
Softened every second by the rain
Often blinded by the sun

I’ll put the shit off my head down to the white sheet to heal the pain
Feeling wiped out by a too happy day

(Tivoli, 2 juin 2005,
avec l'aide précieuse de Hd et Co...)

mercredi, avril 20, 2005

Chronique romaine

Mon ami J. m'a embarqué au Vatican pour l'annonce du nouveau pape.
Des milliers de personnes déboulant sur la Place Saint Pierre, en courant comme des hallucinés, de 7 à 77 ans. Impressionnant. Une mamie s'est écriée "on se croirait juste avant le match". Football et religion font bon ménage dans la botte de l'Europe.
Vraiment trop de foule. Ne suis pas restée bien longtemps. Tout le monde poussait et applaudissait. De quoi tomber dans les pommes. Ou être ému. Au choix.

Ce matin, comme au réveil d’un lendemain de fête, les gens sont un peu déçus de voir ce pape allemand sur toutes les premières pages de leurs quotidiens. Il était acclamé hier soir. Enfin, tout de même, "il est trop conservateur". Et puis "il n'est pas italien". Ni latino américain. Bref, les conversations de comptoirs et de couloirs seront alimentées pour quelques jours, puis la vie romaine reprendra son cours. Mais le café sera toujours aussi bon. Et on ira au Match ce week-end.

Habemus papam


Habemus papam
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Rail


rail
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dimanche, avril 10, 2005

Le regard de l'étranger qui n'en est pas un


Ce sont les couleurs de la Belgique
Et les bâtisses qui défilent,
La grisaille à ma joue
Et le ronronnement du train.
Ce sont les coups d'oeil
Aux autres voyageurs
Et le doux bercement du rail.
Ce sont ces tout et ces riens qui rendent mon errance
Agréable,
Ce rien et ce tout
Qui sèment l'envie.
Ce rien qu'est ma vie,
Ce tout qu'elle devient.
Le regard de l'étranger
Qui n'en est pas un.

(Thalys, avril 2005)

lundi, avril 04, 2005

rail


rail
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vendredi, mars 25, 2005

glasses


glasses
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mardi, mars 01, 2005

Courte pente

C’est plus dur que prévu.
Tu es peut être là,
Tout près.

C’est plus loin que vécu
Un peu moins qu’oublié.
Je te crois partout
Je ne te vois nulle part.

C’est plus dur que prévu.
Tout ce rien.
Tout notre tout.

C’est tout mon MOI qui soupire
Tout notre NOUS qui transpire
Et s’évapore
Dans cette froide ville de nos chaudes nuits
Dans cette chaude suintante ville sans oubli.

Je doute,
Je vacille
Face à ton silence,
Ta lourde absence.
Rien ne va plus.
Rien n'est
Bien ou mieux.
Le coeur en vrac
Les joues en feu
Je dévale la pente du chagrin.

Courte pente,
Tout ira mieux demain.

mardi, janvier 25, 2005

Ostende

Humide

La nuit tombe sur les digues
On est au Nord de la mer

Le vide a envahi les rives
Et le port perd sa vie

En silence

La lumière et les atours de fête se fondent dans l’oubli
Alors que les lueurs sombres se meuvent sur le port

La mélancolie happe la lueur du jour trop heureux

Il est tard au nord de l’Europe

Les gaufres du dimanche ont disparu
Les familles aussi

Il ne reste plus que l’ennui
Et la nostalgie qui danse
Sur les lumières pales de notre envie

(Ostende, Janvier 2005)

jeudi, janvier 20, 2005

Ostende


Ostende
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Ostende


Ostende
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Ostende


Ostende
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dimanche, avril 13, 2003

Le pantin

Ce matin,
C'est la mélancolie même
Le rythme au creux du cœur
Qui rend blême.
Ce matin,
J’ai le cœur qui valdingue
Les larmes aux coin du coeur
Le coeur au coin des yeux
Les larmes qui font mal
Et les rêves qui font la malle.
Ce matin
Me parait long et loin
Et toi avec.
Tu sais qu’il est doux
Mon songe
Avec toi qui tournoie
Autour de mon attachement ?
Le lien du cœur si étroit
Est aujourd’hui rompu,
Brisé par la distance
Et les flammes du passé en transe
Et cette foutue déception qui danse.
Mon homme
Mon bijou
Mon enfant
Mon ami
Petit pantin
Grand prestidigitateur
Le dompteur.
Pourquoi est-il si dur de me réveiller si loin ?
Pourquoi avoir tant besoin de partir ?
Pourquoi mais pourquoi les pourquoi te font rire ?
Et me font mal
Et bien
(Toulouse, printemps 2003)

jeudi, mars 16, 2000

Chlostrophobia

6 o’clock.
Get up.
Have a shower.
Kiss my wife goodbye.
Go to work.
Take a train.
Say hi to Sarah.
Drink coffee.
Work.
Work.
Smile and smile.
Sell things I wouldn’t like to buy.
Things I cannot buy anymore.
6 o’clock.
On the way back home.
TV watching.
Dinner.
Go to bed.
Hold her in my arms and feel life for a sec’.
6 o’clock.
Get up.
Have a shower.
Kiss my wife goodbye.
Go to work.
Take a train.
Say hi to Sarah.
Drink coffee.
Work and work.
Smile to the Big Boss. (He fills my pockets)
6 o’clock.
Back home.
Dinner and TV.
Go to bed

Phone call in the middle of the night.
She’s dead.
Dead.
She died an hour ago.
Dead.
6 o’clock.
Don’t want to go.
Don’t want to be.
Don’t want to feel.
Held her in my arms a week ago.
Thought I would see her on Sunday as usual.
Get up.
Drink coffee.
Kiss Sally goodbye.
Take a train.
I hate trains.
I hate them.
Say hi to Sarah.
“How are you?”
What do you want me to answer?
“ Fine and you?”
Work.
Smile to the client.
(She’ll be buried tomorrow,
I don’t want to think about her small body in the big big wooden box)
6 o’clock.
Back home.
Not hungry.
Go to bed.
Cannot sleep.

She’s gone.
The one who has always stood by me.
She’s gone.
Gone.
Gone with the rest of me.
Alone with me.
Along with mine.
“Peter, I’m so sorry! What about going to the sea the weekend after the funeral? You could take a day off…You really need to have a rest.”
“OK”
She’s gone.
Gone with the rest of my thoughts.
Empty.
Empty.
But alive.
10 o’clock.
Time to go.
Time to say goodbye.
She’s not going to go anywhere.
“Peter, you know she went to a better place.
You’ll meet her there one day”
I don’t believe in such a paradise.
Amen.
Soil on her coffin.
No tears in my eyes.
Empty-minded.
Don’t even want to cry.
“Come on Peter, let’s go back home.
I’ll cook something good just for you”
Don’t want to taste this crumble.
Don’t want to cry or look at these old pictures she’s looking at.
Just need to sleep.
SLEEP.
But cannot.

4 o’clock.
Still awake.
Eyes wide open in the darkness of the room.
She’s sleeping close to me.
We’re leaving for Pembroke tomorrow.
She’s alone in her box.
Why should I cry?
Should have told her I cared.
Too late.